Dec.05

Les politiques économiques – BTS MUC – 2011

 I)  La politique économique

1)  Les acteurs qui mettent en œuvre la politique économique

La politique économique regroupe l’ensemble des décisions des pouvoirs publics, portant sur la manipulation d’instruments en vue d’atteindre des objectifs comiques.

Les pouvoir public ne se résument pas au gouvernement. Les collectivités locales jouent un rôle  significatif dans la politique économique. (Par exemple, les régions ont en charge une partie du financement de la formation et elles sont ne charge des transports publics)

+ Autres acteurs, selon le niveau d’analyse : BCE, FMI, OMC, CE …

2) Objectifs économiques du projet euro-méditerranéen ?

Le projet Euro-méditerranéen constitue un bon exemple de politique économique incitatif à dimension à la fois conjoncturelle et structurelle

Le lancement et le soutien public pour le financement de grands  travaux de BTP sont censés avoir un effet  d’entrainement à court terme sur l’économie locale (activité garantie pour  certaines entreprise installées localement, création d’emploi …) et en effet à plus long terme sur le dynamisme économique de Marseille, deuxième ville de France par le nombre d’habitants.

3) Opposition des doctrines libérale et keynésienne en matière de PE

Position en ce qui concerne l’économie de marché :

  • Doctrine Keynésienne

Les économies de marché peuvent se trouver durablement et fréquemment en équilibre de sous-emploi :

Aucun mécanisme n’assure efficacement l’équilibrage des marchés et le plein emploi.

La situation est toujours en déséquilibre

  • Doctrine Libérale

Sous réserve de respecter un certain nombre de conditions (notamment la libre concurrence) :

  • Atomicité des acteurs
  • Transparence de l’information donc pas d’asymétrie
  • Homogénéité de produit
  • Libre circulation des facteurs de production
  • Libre entré-sortie sur les marchés

Les économies de marché  peuvent s’équilibré  de façon naturelle et optimale et conduire à une situation de plein emploi : La main invisible

Position en ce qui concerne l’intervention publique dans l’économie :

  • Doctrine Keynésienne

L’intervention de l’état dans l’économie est souhaitable (pour réduire les déséquilibre et tendre vers le plein emploi) mais également possible et potentiellement efficace (notamment grâce au mécanisme du multiplicateur

  • Doctrine Libérale

L’intervention  de l’État dans l’économie  est potentiellement déstabilisatrice,  et risque souvent d’être inefficace.

Les mécanismes de marché sont supposés conduire à une meilleure allocation des ressources que l’intervention publique (qui doit être strictement limités aux situations de défaillance de marché)

 

 4) Les contraintes internationales pouvant peser sur l’action des pouvoir publics dans le domaine économique PE

Dans une économie ouverte et mondialisée, les contraintes venant de l’extérieur sont de plusieurs types :

  • Les contraintes réglementaires issues des organisations internationales ou des blocs régionaux dont la France fait partie :
    • La règle de libre échange et de libre concurrence édictées par l’OMC et l’union européenne.
    • Les contraintes issues du pacte de stabilité et de croissance, qui limitent (en théorie…) le montant des déficits publics et de l’endettement public pour les pays de la zone euro
  • Les contraintes concurrentielles ou économiques venant des pays partenaires et concurrents.
    • La concurrence des pays à bas salaires joue sur la marge de manœuvre des États européens en matière de coûts salariaux
    • Les contraintes liées aux marchés financiers qui sont d’autant plus fortes que la liberté de circulation des capitaux est quasi totale entre pays riches
  • Les contraintes issues de certaines parties prenantes, comme les syndicats ou les ONG, dont le rôle est aujourd’hui non négligeable dans plusieurs domaines (comme la protection de l’environnement)

 

5) Effets pervers de certaine PE

Les politiques économiques nationales sont le plus souvent motivées par des intérêts avant tout nationaux.

C’est particulièrement vrai dans le domaine commercial et industriel. Or, les mesures de PE qui ont pour effet d’aider les entreprises nationales à être assimilées à des mesures de protectionnisme déguisé.

Toute intervention publique versée a une entreprise exposée à la concurrence internationale constitue en effet une forme de « distorsion de la concurrence ».

L’affrontement juridico-commercial entre Airbus et Boeing constitue un cas exemplaire de ces distordions :

Chaque protagoniste accuse l’autre (non sans raison) d’être aidé de manière directe ou indirecte par son gouvernement.

 

II)  La politique conjoncturelle

 

1)     Politique conjoncturelle différent de structurelles, principes de mis en œuvre des politique conjoncturelle et politique contracuclique et procyclique

La distinction entre politiques économiques contra cyclique et pro cyclique est importante car elle permet de mieux comprendre les divergences entre tenants de l’interventionnisme et du « laisser-faire » en économie.

Les politiques économiques contra cyclique ont pour objectif de « contrarier » le cycle économique en cours

Il s’agit essentiellement de politique visant à combattre les phases de récession (phase descendante des cycles)

L’exemple type = Le relance par les dépenses publiques en phase de récession : Il s’agit d’une mesure contra cyclique car l’État, confronté à une baisse des recettes fiscales, décide tout de même d’augmenter ses dépenses, en pariant que ces dépense vont parvenir à précipiter la phase de reprise économique.

Les politiques procylique s’appuient d’avantage sur les marges de manœuvre existante au moment où elles sont décidées.

L’exemple type = la baisse des dépenses de l’État en période de crise économique afin de compenser la baisse des recettes liées à la récession (exemple de mesure : réduction du nombre de fonctionnaires, privatisation …).

Le politique pro cycliques  sont privilégiées par les tenants du non-interventionniste, car elle présente l’avantage de limiter le creusement des déficits et l’endettement de l’État.

 

 

2)     Objectifs conjoncturels atteints, ou non, par les EU et la France.

L’analyse des « carrées magiques » de la France et des États-Uniens en 2007 illustre les points forts ou les points faibles.

A niveau de croissance égal :

  • L’économie américaine crée plus d’emplois que le France mais se fait au détriment de leur balance commercial déficitaire (peu ouvert vers l’extérieur) et d’une inflation significativement élevé.
  • La France fait partie des pays dans lesquels l’inflation est la plus faible (euro oblige …) mais elle souffre en contrepartie d’une croissance relativement « pauvre » en emplois (Fort chômage).

 

 

 

 

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