Jan.01

La globalisation financière – BTS MUC – 2011

I) Les flux financiers internationaux

 

A) La globalisation financière

Selon  J.Adda = « L’abolition de l’espace mondial sous l’emprise d’une généralisation  du capitalisme, avec le dérèglement  des frontières physiques et réglementaire. »

Salon l’OCDE, elle recouvre 3 étapes :

  • L’internationalisation : développement des flux d’exportation :
  • la trans-nationalisation : essor des flux d’investissement et des implantations a l’étranger
  • la globalisation : mise en place de réseaux mondiaux de production d’information (NTIC)

La mondialisation actuelle est surtout une globalisation financière avec la création d’un marché planétaire des capitaux et l’explosion des fonds spéculatifs. On rentre dans une économie « virtuelle »

 

B) les facteurs de cette globalisation

Juridiquement : La déréglementation et al généralisation du libre-échange (qui sont passés de la sphère des marchandises à la sphère financière) ont permis une libéralisation et une uniformisation progressive des  règles internationales encadrant les échanges de capitaux.

Économiquement : La forte croissance du commerce mondial et l’intégration progressive de nouveaux acteurs  de poids dans l’économie mondiale (les NPI asiatique) ont élargi le marché mondial à la fois du coté de l’offre  (nouveaux producteurs) et de la demande (nouvelle demande de consommation, permise par la croissance du pouvoir d’achat dans les pays émergents)

Techniquement : l’intégration progressive des NTIC dans les marchés financiers a permis une interconnexion parfaite entre les principales places financière mondiales, ce qui a conduit à l’émergence d’un vrai marché unifié des capitaux à l’échelle mondiale

 

C) Flux financier / flux de Bien et Service

  • On constate une impressionnante envolée des échanges de capitaux qui sont de plus en plus déconnectés des échanges de biens
  • La finance est aujourd’hui non seulement globalisée, mais également quasi autonome par rapport au commerce de marchandises

Cette déconnexion progressive des sphères réelle et financière est particulièrement visible sur le marché des changes : les transactions de change, qui sont en principe la contrepartie d’échanges effectués sur les marchandises,

Sont aujourd’hui 50 fois supérieurs aux exportations.

  • On peut aussi constater que la globalisation est avant tout une affaire de pays riches, mais que ces pays ne sont pas tous engagés avec la même  intensité dans le mouvement.
  • On remarque que le Royaume-Uni est très engagé dans la mondialisation financière : 1ère place financière a Londres et la France est 2ème
  • L’Allemagne et le Japon, les deux principaux exportateurs mondiaux, misent davantage sur les échanges de biens qu’els autres grandes puissances occidentales.

 

D) Qui profite des échanges mondiaux ?

 

-Les USA demeurent les grands gagnants de la globalisation : Il s’agit du pays qui draine la plus grande part de l’épargne mondiale et du pays le plus attractif pour les investisseurs

-Les pays riches attirent l’épargne mondiale et figurent souvent en tête des destinations pour les investisseurs.

-Les grands pays émergents regroupés sous l’acronyme BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) sont toutefois des destinations de + en + recherchées par les investisseurs, car le potentiel de croissance y est très fort.

 

  • Les pays qui sont importateurs nets d’épargne sont certes considères comme attractifs pour les agents à capacité de financement (les placements y sont considérés  comme suffisamment sûrs  et rémunérateurs) mais il s’agit également  de pays dans lesquels l’épargne  intérieure ne suffit pas à financer la croissance (USA et Espagne

 

  • L’absence de la Chine s’explique aisément, car il s’agit d’un pays où l’épargne intérieure est très forte et suffit à financer une grande part de leur croissance

 

II) Les effets de la globalisation

 

1) A quoi servent les produits dérivés

Les produits dérivé ont été conçut initialement comme des outils de protection contre les risques de fluctuation  portant sur des échanges à terme.  Ces produits permettent en effet de s’assurer contre les fluctuations du produit sur lequel ils portent (appelé « le sous-jacent »)

Le principe consiste à prendre des positions inverses sur el dérivé et sur le sous-jacent, afin d’annuler les fluctuations : l’investisseur qui utilise correctement les dérivés voit s’annuler par compensation ses pertes (et ses gain !) potentielles sur l’opération qu’il envisage d’assurer

 

2) Pourquoi certains acteurs ont-ils utilisés l’utilisation des produits dérivés

Le problème posé par les dérivés est qu’ils ne sont pas toujours utilisés comme des instruments de protection contre le risque mais comme des instruments spéculatifs

A partir du moment où un investisseur utilise les dérivés de manière autonome (sans opérer les sous-jacents en contrepartie) il entre dans une logique spéculative, car il peut réaliser une plus-value ou une moins-value sur son opération

Le danger (et l’attraction) des produits dérivés tient à leur grand effet de levier. (Une mise faible permet de parier sur des sommes très importantes) et à leur très forte volatilité :

  • Les dérivés ont toujours des évolutions beaucoup plus importantes
  • Plus fortes et plus brutales que les sous-jacents
  • Ce qui en fait un formidable instrument spéculatif

 

3) Comment expliquer la croissance économique soutenue des pays émergent

Les grands pays émergents (brésil ou inde) ainsi que certains PDV à croissance rapide (comme le Vietnam) peuvent être considérés comme des bénéficiaires de la globalisation, car ils parviennent à tirer parti de la libéralisation des flux de marchandises et de capitaux en combinant plusieurs stratégies :;

  • Leur main-d’œuvre bon marché (et parfois leur ressources naturelles abondantes) leur donne un avantage comparatif dans el commerce mondial qui leur permet de développer leurs exportation à un  rythme soutenu, grâce au cadre de libre-échange régulé par l’OMC
  • Un niveau de vie en hausse et la qualification croissante de leur main d’œuvre en font  des destinations attractives pour les investissements directs à l’étranger (IDE)

(Les grandes  firmes peuvent par exemple y trouver une main-d’œuvre peu coûteuse, permettant une fabrication à des coûts compétitifs

 

4) Les principales places financières

On observe une géographie inégal de la globalisation financière :

  • La globalisation financière n’est pas vraiment globale. Elle ne concerne qu’un nombre limité de pays (OCDE, NPI et quelque PVD)
  • Les principales places financière se situent dans les pays de la « triade » : USA, Europe et Asie de l’est
  • Sur l’ensemble du continent africain, ne figurent que 2 place financières de faible importance
  • Des micro-États comme les Bermudes, Malte ou Chypre ont une activité financière plus importante qu’els pays d’Afrique centrale ou di Moyen-Orient (pourtant riches en ressources naturelles)

 

5) les progrès de la globalisation

Le point essentiel est que la globalisation a permis l’émergence d’un groupe de pays dans lesquels les investissements internationaux sont non seulement possibles mais également souhaitables et rentables

Ce groupe à géométrie variable est désigné par divers acronymes :

  • BRIC
  • BRICM
  • BRICK

 

-Les IDE et les délocalisations ne sont plus uniquement l’affaire des grandes entreprises : les PME peuvent aussi s’engager dans cette voie, car les interlocuteurs dans les PVD sont aujourd’hui suffisamment fiables pour nouer des relation d’affaires standardisées.
-L’échelles pertinente  pour mener des opération financières est aujourd’hui le monde entier
-Certain PVD sont des acteurs de poids dans la finance mondiale (à travers  des fonds souverains, par exemple)
-Rappel de la position du FMI : défense d’une « mondialisation heureuse »… même si sa position s’est modifiée durant la période récente.

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A propos de Gaetano Notorio

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